17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 19:06

Plusieurs personnes nous interrogent sur le pourquoi et la manière de nourrir un chaton au biberon. Nous sommes loins d'être experts en la matière mais nous aimerions partager notre aventure et résumer les informations récoltées de-ci de-là sur la question.

 

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La raison la plus fréquente est très simple : la mère ne nourrit pas ses chatons. La raison est souvent inconnue, est-ce l'odeur du chaton, la douleur de l'accouchement, l'âge, le manque d'expérience. Parfois elle est connue, la mère est décédée ou a disparu.

 

Si le chaton n'a pas rapidement à boire il ne survivra pas longtemps. Une heure après la naissance, quand les chatons commencent à miauler (si la mère est partie)  il faut les nourrir. Pour ce faire il faut s'être équipé préalablement de lait pour chaton (à acheter en pharmacie), de seringues et de petites tétines pour animaux.

 

Au début, le premier et deuxième jour, il suffit d'environ 1 à 2 ml par chaton toutes les heures. De notre coté si le chaton reclamait davantage il recevait jusqu'à plus soif. Les premiers jours sont décisifs et l'on ne peut garantir 100 % de réussite (50%-75% serait déjà bien). Dès le troisième jour le chaton boit environ 4-5 ml toutes les 3-4 heures.  Pour les quantités et les espacements entre les seringues vous pouvez vous référer au site de l'AFAS qui est très complet sur le sujet.

 

Il est également opportun de peser les chatons tous les jours (voir plus au début) pour s'assurer qu'ils grossissent bien.  Il ne faut pas non plus oublier qu'il faut nettoyer les chatons (gant de toilette légèrement humide) et vérifier qu'ils font bien leur besoins. Après la seringue passer un mouchoir à l'entre jambe de manière à ce qu'ils urinent et fassent leurs excréments. S'ils sont constipés ajouter une goutte d'huile à la seringue.

 

 

La deuxième raison de l'allaitement artificiel est un choix délibéré de l'éleveur pour des raisons de groupe sanguin.

 

En effet les chats sont majoritairement de groupe sanguin A, mais il existe également des B et en très petit nombre des chats AB. L'on ne peut connaître le groupe sanguin qu'après une analyse chez un vétérinaire ou avec un kit de type "Alvedia". Lorsque le mâle est A ou B et la femelle A pas de problème. Par contre si la femelle est B, les chatons A issus du mariage vont se faire rapidement empoisonner lors des premières têtées. Pour une explication plus complète.

 

Puisque nous savions que Falbala était de groupe B et Dwayne, notre mâle, de groupe A nous avions tout d'abord choisi de la "marier" avec un autre mâle de groupe B. Plusieurs raisons nous l'ont empêché : Dwayne a été très rapide, notre fiston n'était pas très partisan pour que son chat quitte la maison, nous ne pouvions garantir que Falbala ait continué ses chaleurs en déplacement.

 

Après différentes lectures sur le sujet nous avons également compris que si les éléveurs ne croisaient plus les chats que par groupe sanguin il n'y aurait à terme que des chats AA ou BB ce qui est défavorable pour la race.  Les éleveurs contactés avaient en général des avis soit positifs (c'est très facile...) soit très négatifs (c'est presque impossible...) sur la question.

 

C'est pour ces raisons que nous avions choisi de pratiquer une césarienne sur Falbala, ensuite nous devions lui passer un "body" pour chat et allaiter les chatons pendant 24 heures. L'idée de la césarienne fut sans doute à la fois bonne et mauvaise. Bonne car elle nous permettait de mâitriser l'heure et la date de naissance (calculé au 61émé jour), mauvaise car c'est probablement pour cette raison que Falbala n'a pas "reconnu" ses chatons. Du coup nous avons nourri  les chatons à la seringue pendant deux semaines. 

 

Après deux semaines nous avons la chance qu'une autre femelle prenne le relais, sinon nous étions partis jusqu'à minimum quatre semaines ou du moins jusqu'à ce que les chatons se nourrissent d'eux mêmes.

 

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Nous espérons que cela pourra aider d'autres personnes, n'hésiter pas à poster vos commentaires.

 

2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 09:42

Sur nos six derniers chatons trois sont partis vivre en France. Ecartant la raison de l’absence de gouvernement, nous nous expliquions cela par notre situation géographique relativement proche des frontières françaises, allemandes et luxembourgeoises. Avec un peu de recul nous sommes aperçus que plusieurs facteurs expliquaient cet engouement et qu’il pourrait être utile de faire le point dans un article sur les différents avantages et inconvénients que cela représente.

 

Nous utiliserons en italique un témoignage généreusement écrit par une des propriétaires. Nous espérons recevoir d’autres commentaires et l’article sera complété si nécessaire.

 

1. Le prix / Le choix (NB: prix 2011)

« Pour les tarifs, cela varie en fonction : particulier ou éleveur, résultats du chat en championnats, inscription ou non au LOOF : pour un british, moyenne  de 600 à 800 € (avec LOOF)
pour un scottish de 600 à 1000 €. Pour les éleveurs, en ce moment, beaucoup ont préféré abandonner le scottish. Sinon pour les particuliers, chatons non enregistrés au LOOF, cela descend à partir de 400 €. Vous pouvez voir certains tarifs sur le site : www.btanimaux.com. Le site du CABRI Club des amoureux du british et du scottish donne également beaucoup d'informations (dossier couleurs entre autres) : www.lecabri.net. »

 

A titre de comparaison le prix d’un british shorthair avec pedigree en Belgique oscille entre 350 et 500 €. Un scottish se situe aux alentours de 400 à 600 €. Les poils longs sont plus chers d'environ 100 à 200 €. Evidemment certains chats peuvent valoir plus par leur beauté ou la qualité de leur pedigree. La différence avec la France est toutefois très importante et peut atteindre 100 % pour quelques dizaines de kilomètres.

 

Un des propriétaires est venu de Bordeaux en TGV pour chercher son chat arguant que cela lui revenait moins cher par rapport aux prix ou étaient vendus les rares scottishs dans sa région.

 

Nous avons relevé beaucoup de facteurs qui expliquent cette différence sans que nous puissions savoir lesquels sont prépondérants :

 

  • prix des vaccins et actés vétérinaires (à priori plus élevés en France ce qui augmente le coût de base pour l'éleveur français)
  • prix d’inscription des pedigrees (entre 7 et 10 € en Belgique contre minimum 25€ en France; idem pour les affixes) 
  • possibilité en Belgique d’avoir deux portées (avec deux femelles différentes) en tant que particulier sans être agréé et sans déclaration à la TVA (contre une seule à notre connaissance en France)
  • prix d’inscription en tant qu’éleveur et normes sanitaires y attenantes (n’ayant eu jusqu’ici qu’une portée par an étant considérés comme éleveurs occasionnels nous ne pouvons comparer en connaissance de cause ce facteur)*
  • différenciation en France des chatons à oreilles droites de scottishs (appelés Scottish straight au lieu de British shorthair) qui a conduit à l’abandon de l’élevage de scottishs et highlands pour beaucoup  d’éleveurs, ainsi qu'une plus grande rareté des scottishs et fait également pression sur les prix.
  • Pour la même raison il y aura plus de choix de couleurs et de robes principalement pour les Scottishs en belgique. Par contre celui qui cherche un British shorthair/longhair pour la France devra bien s'assurer qu'il n'y pas de Scottish dans le pedigree ou le cas échéant demander directement à l'éleveur qu'il inscrive Scottish/Highland Straignt sur la demande de pedigree.
  • … peut-être également des raisons fiscales

 

* Cadre legislatif belge : link ; Arreté : link et link  Extrait PDF Moniteur



2. Coté administratif

« Pour ramener un chat de Belgique, il faut que les vaccins soient faits ainsi que l'identification.  Ensuite, le vétérinaire français vérifie le code barre porté sur le certificat d'identification belge à l'aide de cette sorte de petite poêle et nous transmettons à la Société d'identification française avec le nom du nouveau propriétaire. Sur le certificat de propriété de l'éleveur donné à l'acheteur, il faut qu'il soit inscrit au dos le nom du nouveau propriétaire. Ensuite, l'acheteur transmet en Belgique pour la réception du pedigree Belge. 


Lorsque les papiers sont faits, pour obtenir le pedigree français, il faut donner les photocopies de la carte d'identification avec le nom du propriétaire du chat ainsi que du pedigree Belge. Si le LOOF constate une inscription erronée, il contacte le propriétaire pour faire rectifier le pedigree en Belgique afin de le remettre en ordre. Ensuite seulement il fera l'inscription. 
 
Seul le LOOF est habilité pour les pedigrees, et en ce qui concerne la Belgique, je sais que tous les clubs ne sont pas reconnus par la France. Les clubs français peuvent délivrer des affixes mais pas de pedigrees. A voir avec eux. (site du LOOF sur Google) »

 

Nous sommes affiliés à l’AFB, (Association Féline Belge link ), seul (à confirmer) club francophone de Belgique membre de la WCF (World Cat Federation link ). Nos pedigrees sont donc reconnus par le LOOF (Livre Officiel des Origines Félines link). Nous signalons que l’inscription au LOOF n’a rien d’obligatoire si vous désirez simplement un chat de compagnie ou si vous voulez le stériliser. Par contre il faut absolument entreprendre les démarches si vous voulez participer à des concours, avoir des chatons avec pedigree ou commencer un élevage en France.


3. Problèmes éventuels

 « Les galères commencent lorsqu'on essaie de découvrir un "fiancé" pour la petite princesse !! Alors là, nombre d'éleveurs sont méfiants (concurrence, tarifs des futurs chatons moins élevés que les leurs, démolisseurs des scottish, certains méfiants vis à vis des pedigrees belges, car disent ils : certains font n'importe quoi ! .......Mais à mon avis cela existe dans n'importe quel pays, France y compris. Peut être parce que le chaton a été acheté ailleurs moins cher... Quoique en regardant le site chats-chiens.be, j'ai le sentiment que les tarifs ont été un peu relevés chez vous ?  Ceci dit, j'ai malgré tout découvert des éleveurs passionnés avec beaucoup de savoir félin,  très ouverts,  ce qui illustre une fois de plus la pluralité des comportements en plus et en moins!! »

 

Visiblement il n’est pas plus facile en France qu'en Belgique de trouver un étalon pour  une femelle. Rassurez-vous il y a toujours des gens disponibles et il faut comprendre que parfois les éleveurs se méfient. D’une part pour certains l’élevage représente une grande part de leurs revenus (et également beaucoup de temps et de travail). D’autre part il y a, comme dans tous les domaines, des gens peu scrupuleux (qui cherchent parfois un gain sans avoir beaucoup de connaissance sur les chats). Il faut également se rendre compte que certains éleveurs ont passé des dizaines d’années à chercher à créer les chats les plus parfaits à leurs yeux et qu’ils ne sont pas toujours prêts à « partager » leur « création ». D’un autre coté nous pensons aussi que dans le cas de particuliers ou de petits élevages l’éleveur doit se souvenir qu’il a également commencé un jour et que sans l’aide d’autres il n’aurait pas abouti. Il faut également se placer au niveau de la race et du patrimoine génétique total de l'espèce qu'il convient de préserver et d'enrichir.

 

Nous ne nous prononcerons pas sur la qualité des pedigrees belges qui nous l’espérons sont faits avec le même soin que ceux du LOOF (qui d’ailleurs les reconnaît visiblement sans trop de problèmes mais dans une démarche qui semble longue). Par contre comme dans tout pedigree il peut y avoir des erreurs à la détermination des couleurs et des types de chats. Celles-ci sont toutefois plus imputables aux éleveurs et il faut bien avouer qu'il est parfois très difficile de déterminer les couleurs et robes exactes, surtout au début.

 

Ici encore il faut distinguer l'acheteur "familial" et l'éventuel éleveur. De la même manière le fait qu'il y ait pour certains en France une méfiance envers les scottishs peut également expliquer les difficultés à "marier" une scottish.

  

Nous espérons que cet article a été utile, n’hésitez pas à faire des commentaires.

 

 

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 10:03

On nous demande régulièrement comment déterminer le sexe d'un chaton. 

 

Pour y arriver il faut comparer ou mesurer la distance entre  l'anus (sous la queue) et la vulve ou le pénis. 

 

Chez la femelle la distance est plus courte (de l'ordre de 5 à 9 mm vers 6 semaines).

 

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Femelle à trois semaines (Geisha) 

 

Chez le mâle la distance est plus longue (de l'ordre de 10 à 15 mm vers six semaines également). Entre les deux orifices on peut apercevoir plus ou moins nettement les testicules mais ce n'est pas toujours flagrant.

 

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Mâle à trois semaines (Gandalf)

 

Les deux mêmes chats à 5 semaines :

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Femelle à gauche, mâle à droite

 

Bien entendu la détermination est beaucoup plus aisée quand il y a plusieurs chatons de sexes différents. Quand tous les chatons sont identiques il vaut parfois mieux attendre un peu et mesurer (aux alentours de 6 semaines) les sexes pouvant être très similaires les premières semaines.

 

schema-sexe-chaton

 

 

Toutefois avec une bonne vue et un peu d'entraînement il devient possible de déterminer les sexes dès la première semaine. La présence d'une toute petite fente vous indiquera une femelle, un petit coeur et vous avez affaire à un matou.

 

Si le doute persiste, vous pouvez trouver des schémas ou d'autres photos sur Google (sexe chatons --> images).

 

Si cela ne suffit pas il faudra demander à une personne compétente, un habitué des chats, un éleveur ou un vétérinaire.

 

Nous connaissons également plusieurs personnes qui pensaient recevoir un mâle et qui se sont aperçus qu'il s'agissait en fait d'une femelle. Nous ne parlons pas içi de chats d'élevage et nous attribuons cet erreur soit à l'inexpérience du donneur soit à sa volonté de s'en débarasser. Soyez donc vigilants. 

 

Nous profitons également pour rappeler qu'un chat, de race ou pas, vivant en liberté doit être vacciné et stérilisé. Le vaccin lui évitera de tomber malade et de contaminer les autres chats. Pour la stérilisation, les petits annonces et les chenils regorgent de chats et de chatons qui ne trouverons pas tous acquéreurs et seront soit euthanasiés soit livrés à eux-mêmes. Si vous envisagez que votre femelle sans pedigree ait des chatons réfléchissez y à deux fois et renseignez vous dans votre entourage pour savoir s'il y aura des amateurs.

 

N'hésitez pas à poster des commentaires ou des questions (cet article attirant de nombreuses visites nous sommes un peu surpris du petit nombre de feed-back / commentaires).